vendredi 11 juin 2021

vu à travers le tube • orange et moi…

Hier, à 22 heures pétantes, Orange a coupé toutes ses connexions. Plus d’ordinateur, plus de télé, plus de téléphone - fixe et portable - Pour des raisons que j’ignore - je ne comprends rien à l’informatique et je ne veux surtout pas comprendre - j’ai réussi à aller sur la page « Orange et moi » sur mon smartphone. Et j’ai pu lire que ma connexion Wi-Fi était interrompue jusqu’à ce matin en fin de matinée pour travaux de maintenance dans mon secteur. Est-il possible qu’Orange n’ait pas pensé à informer sa clientèle - qui lui permet d’exister - de ce fait qui va plus loin qu’un désagrément, puisque subitement et pour 12 heures minimum, je suis injoignable et je ne peux joindre personne. Orange sait-il - ou sait-elle - ce qui peut se passer dans la tête des gens quand un proche ne répond pas ? Orange sait-il - ou sait-elle - que sa désinformation est un acte très net de dictature, celle qui envahie chaque jour la France. Le peuple se rend-il compte que dans le monde de l’objet connecté, le terrorisme est encore plus fort. Plus besoin d’armes sophistiquées, de missiles de roquettes, de bombes atomiques ? Il suffit à l’envahisseur d’appuyer sur un bouton ou de couper un fil pour stopper le réseau électrique. C’est valable pour une maison, un appartement, un immeuble, une ville, une région, un pays, un continent et pour la terre dans son intégralité. Cela a déjà commencé - et chez Orange ! -. Cela deviendra monnaie courante et dans un temps très proche, le terrorisme triomphera proprement et sans violence. Il coupera l’électricité et la rétablira après la mort par la nuit, par l’angoisse, par l’isolement, par l’arrêt brutal des machines qui tiennent en vie, par l’impossibilité de converser, de commercer et d’accomplir les gestes les plus simples, par l’arrêt de toutes les activités, par la fin de tout ce qui dépend de l’électricité. Le monde, en votant pour des Rois, en ayant rarement accédé à l’âge adulte, en pérorant dans la naïveté, aura choisi sa mort et je ris en le regardant l’assumer.

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