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samedi 29 juillet 2023

vu à travers le tube • dupond-m. et casimir…

Parce qu’il y a eu un banal coup d’État au Niger, le Roi de France convoque - en urgence - un conseil de guerre, de défense et de sécurité nationale. Nous sommes en danger et sommes sommés de regagner les abris anti-atomiques. Pour ceux qui ont une cave ou un réduit à balais, cela fera l’affaire.  Le Roi, dont l’état psychique s’aggrave de jour en jour, ferait mieux de régler le cas du gros bouledogue Dupond-M.. C’est plus important que les coups d’État permanents en Afrique ou le nouveau Roi qui a renversé l’ancien sera renversé à son tour dans quelques jours. Dupond-M. ne peut rester ministre du Roi. Il est sous le couperet de la Justice du même Roi. Je connais nombre de maisons d’opéras qui sont prêtes à l’engager pour leur prochain Falstaff. S’il en a le parfait profil, je ne suis pas sûr qu’il en ait la voix. Mais peu importe, il a la notoriété et aujourd’hui, c’est cela qui compte. L’uniforme à l’école tente de faire son retour. Nous plongeons deux siècles en arrière.  Il y a donc des naïfs qui sont persuadés qu’ils vont régler les insurmontables problèmes de l'enseignement en déguisant les enfants en militaire de seconde classe ou en Casimir faisant sa sieste. L’habit ne fait pas le moine, disait ma grand-mère. Et tout le monde sait ce qu’il y a sous les habits du moine. Ressusciter l’école, c’est former les enseignants aux mœurs des nouveaux enfants qui sont nés - tous - sans parents. Si j’étais Roi, avant de réformer l’école, je réformerais la famille que je placerais, dans sa totalité, sous tutelle, jusqu’à ce que le dernier-né ait atteint la majorité.    

   


vendredi 22 octobre 2021

le puits au fond du jardin • falstaff ou la vie n’est qu’une farce…


Et c’est bien à cette farce de la vie que l’opéra de Lyon s’est consacré en proposant FALSTAFF, le chef-d’œuvre et testament de VERDI, dans une interprétation musicale et une mise en scène d’une vérité criante que Verdi aurait sans doute cautionnées sans aucune réserve. Sortant d’un monde menotté et tari par la brutalité, le meurtre, la dictature de la pensée, la disparition de l’adulte, le rejet de la culture, le mépris de Freud, je suis entré, hier soir, à l’opéra de Lyon, dans le monde de la vérité, de l’espoir et de la sincérité et de l’émotion. Si le génie de la partition en revient à l’immense Verdi, la sublime beauté de la représentation, toute en alternance de rires et de frissons, en revient d’abord à la pertinence, l’attention, l’intelligence de ce merveilleux jeune chef qu’est Daniele Rustioni - les musiciens ne s’y trompent pas en refusant de se lever pour laisser intégralement les applaudissements et hourras à leur chef -, et à l’inventivité, à l’analyse pertinente et à la superbe structure visuelle élaborée du magnifique metteur en scène Barrie Kosky.  Un spectacle total d’une beauté rare.

 

Après avoir lu quelques critiques émanant d’éminences grises noirâtres, dont celle de l’hilarant psychopathe ForumOpéra qui continue d’exister je me demande comment, j’ai failli renoncer. J’avais oublié qu’il ne faut JAMAIS tenir compte des mots sans lien des critiques de tous poils, ces gens-là n’étant que la frustration d’une vie ratée. J’ai persisté et je ne le regrette pas. La dernière fois que j’ai ressenti la même émotion, le même bonheur à Lyon, c’était pour le Tristan dirigé par Kirill Petrenko, nouveau chef de l’Orchestre Philharmonique de Berlin et l’autre Tristan dans la fabuleuse mise en scène d’Henri Müller à Bayreuth de 1993 à 1997. Dans ce Falstaff lyonnais, c’était avant tout le récit de cette farce en continuité, sans relâchement, égal de bout en bout, presque la farce de la farce. Si Stéphane Degout a été un majestueux Ford, Christopher Purves a été un magnifique Falstaff en gestes et en voix, Giula Zemenzaro, une touchante Nanetta et tant pis si Daniela Barcellona a été une Mrs Quickly un peu trop sage. Le spectacle est resté à la hauteur des grands moments pour lequel le public - salle comble - a ovationné, applaudi et plébiscité tous les artistes de longues minutes - une dizaine peut-être - sans pouvoir se résoudre à quitter la salle. Une fois encore, l’opéra de Lyon a démontré sa puissance basée sur le choix et la qualité. Moi qui connais la maison depuis plus de cinquante ans - j’y ai été musicien - je suis fier de lui avoir appartenu et de pouvoir y aller encore régulièrement.

 




dimanche 17 octobre 2021

vu à travers le tube • des coupeurs de têtes à sir john…

Vous avez tous vu cette vidéo où un homme, le visage flouté et assis dans un canapé dans son salon, demande à ce que les musulmans se réunissent pour couper la tête de Zemmour et de Le Pen. La grande erreur des télés - qui ne cessent d’être dans l’erreur - c’est de faire de la pub pour cet homme, encourageant ainsi les meurtres organisés de ceux qui pensent différemment des tartes fixées-moulées dans leur moule à tarte. Mais peut-être que les télés souhaitent que l’on tranche la tête des deux précités, sachant que leur arrivée au pouvoir suprême serait pour elles un danger suprême, leurs journaleux ne modérant jamais leurs copieuses insultes à leur égard et jamais à l'égard de ceux qui ne sont que des politiciens véreux comme tous les politiciens de ce pays, le Roi de France Macron 1 qui va rempiler pour cinq ans en étant leur chef suprême. Cela fait beaucoup de suprême, mais n’est-ce pas le bon mot dans un monde où toutes les décisions sont prises par des individus à la pensée suprêmement vide ? Bref cette menace de mort n’est pas la première et est loin d’être la dernière. Elle n’est que le reflet de la société telle que l’homme l’a voulue et construite.

 

Sir John Falstaff, de passage à Lyon cette semaine, aurait perdu, m’a-t-on dit, son énorme bedaine et son nez rouge, que je lui connais depuis pas loin de 425 ans. Nous avons rendez-vous jeudi soir face à la mairie écolotragique. Je lui tirerai les vers du nez afin qu’il m’explique posément son étrange métamorphose.


vendredi 2 juillet 2021

vu à travers le tube • l’homme est né bouffon…

Il l’avait dit. Il l’avait dit les yeux dans les yeux, lui derrière l’écran, les gogos devant. Le Roi de France avait dit que jamais, au grand jamais, la vaccination serait obligatoire dans la France libre qui n’a toujours pas inventée la démocratie. Et comme tous les Rois de France, les Louis, les François, les Henri, le Roi renie sa parole - c’est la force des Rois - et ouvre la porte à l’obligation de la vaccination. Et les gens, le peuple, va continuer à voter pour des Rois et très bientôt pour celui-ci qui va continuer à promettre et à renier en continu et sans se poser la moindre question. En quoi le menteur serait-il coupable puisqu’il est plébiscité pour trahir. C’est comme Alagna - la pitoyable doublure de Mariano -, pourquoi persiste-t-il à chanter ? C’est parce qu’il est plébiscité par les vieilles dames des manoirs hantés et les jeunes donzelles des couvents, en mal de mâles séduisants jouant à Don Juan.

 

« Tout dans ce monde n’est que farce. L’homme est né bouffon. » Ainsi se termine le célèbre et sublime « Falstaff » de Guiseppe Verdi, son dernier opéra écrit à l’âge de 80 ans. C’est la bouffonnerie de la vie, et à tous les étages, que le compositeur a décrite ici. À voir et à enregistrer dans sa mémoire, comme le monde entier l’a fait pour « Twin Peaks, le retour » et « P’tit Quinquin » devenu « Coincoin et les Z’Inhumains ». En y analysant tous les recoins, on comprend que la vie n’est rien et que son passage obligé n’aura été que l’œuvre d’un pervers sadique qui aime voir souffrir les humains. Certains l’appellent Dieu. Moi, le l’appelle Homme.