J’ai l’immense chance de ne pas habiter Paris, une des rares villes où les maires se reproduisent en copier-coller depuis des décennies et dont le dernier vient d’avoir l’idée la plus lumineuse depuis l’invention de la lanterne. En raison de la chaleur de l’été qui pointe son nez, il vient de décréter que tous les parcs qui abritent quelques verdures seraient ouverts toutes les nuits pour que les Parisiens en chaleurs puissent se rafraichir aux rayons de la lune, rayons qui sont beaucoup moins agressifs que ceux du soleil. De ma fenêtre lointaine, je vois la scène. Deux heures (du matin). Madame se réveille. Madame met sa nuisette. Madame sort dans la rue étouffante comme dans les pays caniculaires. Madame rejoint le parc noir comme le noir du fond de mon puits au fond de mon jardin, sauf qu’on y devine quelques lanternes, ici où là, et s’allonge dans l’herbe fraiche et verte sous les chênes centenaires qui laissent passer un rayon de lune. Madame ne sait pas que, la nuit, les parcs sont le refuge des satyres et que s’y aventurer est prendre le risque de perdre sa vie… ou son honneur ! Le maire de Paris déjà empêtré dans ses affaires de pédophilie, prend, lui, le risque de se retrouver avec d’autres méfaits peu séduisants. Bof ! Il les rajoutera sur la pile.
L’élu est la pire race qui vit encore sur la terre et pourtant je connais des marmites de races pires. Pourquoi met-on tous les ânes unijambistes et borgnes aux pouvoirs, grands comme petits ? Pourquoi l’homme, bourré de potentiel, rejette-t-il tous les moyens qu’il a de grandir et de devenir un homme fier ? Pourquoi méprise-t-il aussi fort Sigmund Freud, alors qu’il ne connait pas son parcours, qu’il ne connait pas sa thérapie psychanalytique et qu’il n’a jamais tenté de pousser la porte de son cabinet. S’il l’avait fait, il aurait pu y chercher son miroir, le trouver, s’y regarder, s’y reconnaître et le traverser. Et, il ne peut y avoir de doute, les pires spécimens, pédophiles, violeurs, criminels et autres, ne régneraient pas en maitre sur cette planète abimée.



















