Piratage informatique chez notre impot.gouv. Ça m’amuse beaucoup parce que les stupides journalistes font tout un plat de ce qui est désormais le cours naturel des choses. Nous sommes piratés tous les jours et cela ne pourra cesser puisque tout désormais passe par l’ordinateur que seulement quelques techniciens avisés sont capables de maitriser, et encore, les cartels en tous genres ayant acquis plus de connaissance que les professionnels du clavier. C’est comme si on demandait à un vendeur de pizzas à scooter de jouer ce soir, sur la scène de la Scala de Milan, le concerto pour violon de Berg « À la mémoire d’un ange ». Il ne pourrait pas parce que sa spécialité, c’est le scooter et le transport de la pizza et non le maniement de l’archet sur des cordes dont il faut obtenir la bonne vibration. L’artificiel entre dans nos vies au son des trompettes d’Aïda, et nos vies, déjà recluses, vont s’effacer devant la robotique triomphante. Voyez Bayreuth, qui n’est plus Bayreuth, et qui vient de terminer un Ring terrifiant de bêtises, avec une mise en scène conçue entièrement et en direct par l’IA (intelligence artificielle). Qui va nous protéger de ce fléau qui nous attaque de toutes parts et que ses admirateurs qualifient de progrès extraordinaires ? Nos vies sont désormais confiées à des robots bien plus dangereux que Poutine ou Mélenchon. Moi-même, j’utilise ChatGPT et j’en ai honte et j’en suis fier, mais moi j’ai déjà un pied dans ma mort prochaine. Je pense aux petits enfants à naître qui vont passer leur vie en esclavage, chaînes aux pieds, à faire les sales travaux sous le fouet des jouets en ferraille, alors que ces travaux leur étaient destinés. Pour avancer vers la connaissance et la liberté, l’homme doit réveiller ses capacités humaines et non pas inventer des objets pernicieux qui le détruiront inévitablement. Il y avait Freud. Vous tous l’avez raté. C’est le moment de payer.



















