« Au théâtre hier soir », n’a jamais été aussi mauvais. Les acteurs ont été pitoyables, pires que ceux de « Scène de ménages » qui ont atteint le fond des poubelles. Les premiers rôles ont défilé à la télé pour tous nous dire qu’ils avaient gagné. Et comme personne n’a perdu, j’ai demandé à ChatGPT qui avaient été élus. Chat m’a répondu que le mensonge était si grossier qu’il n’a pu mettre en branle ses algorithmes. Ils vous ont tous menti, comme, en glissant votre bout de papier cul dans la fente, vous vous êtes menti à vous-mêmes et à la France entière. Le jeu de dupe sautait aux yeux. Les discours surfaits et fanés, les foules en délire, n’était que l’illusion d’un mauvais Méliès où les trucages étaient plus visibles que les effets. Et on me reprocherait de ne pas voter ? De ne pas me compromettre dans la trahison et la potion des sorcières ? Contrairement aux votants ignares, imbéciles et inconscients, je me suis respecté. Êtes-vous si naïfs, au point de croire que les promesses électorales seront tenues et que votre vie va devenir une roseraie de tulipes rouges ? Êtes-vous si ignorant, au point de croire que le prétendant veut votre bien et va se sacrifier pour votre bonheur ? N’avez-vous donc jamais lu les histoires de pouvoir qui pullulent dans tous les romans de gare ? N’avez-vous jamais lu « Les Misérables » du grand Victor Hugo, si bien revu au cinéma par Raymond Bernard en 1934, avec Harry Baur et Charles Vanel ? Êtes-vous à ce point ignorant pour ne pas savoir que tout élu est un malotru qui veut vous posséder ? Le chemin est si long pour arriver à la conscience de la vérité que votre petite vie sera nettement insuffisante. Alors, le jour des élections, faites comme moi, asseyez-vous au bord de l’étang et écoutez les nénuphars ou plongez-vous dans le noir pour regarder la pointe de la lance de Parsifal guérir la plaie éternelle d’Amfortas. C’est ici que sont toutes les solutions et non pas dans les cloitres puants où l’on dispose des cages à rideaux et des boites à fentes.
PS : il y a aussi Freud, la première des solutions. Personne n’en veut et personne ne sait pourquoi.














