La démocratie n’est qu’un tout petit mot perdu dans le langage très restreint et souvent imagé des humains qui le jettent à tout va, par là ou par là-bas ou parfois par ici, dans l’immense meule de foin cachée sous le pont-levis où grouillent les vermisseaux non reluisants qui osent se prendre pour des hommes. L’homme est celui qui pense et jamais personne n’a su qui est le vermisseau qui aurait rencontré l’homme. La race rampante ne cesse de trahir ses lois pour vouloir agir en homme alors qu’elle n’a toujours pas de membres à tous ses endroits. Les tentatives ont toutes échoué. Les convictions de Diogène, de Platon, de Ronsard, de Mozart et dernièrement de Freud, ont toutes fini dans le caniveau des rejets malodorants qui sortent du tuyau. Il ne reste rien à celui qui tente de se mouvoir dans le foin. Et, rien, c’est beaucoup, c’est énorme, pour la stupidité de cette chose. Il va aller voter prochainement - si le dragon ne l’a pas avalé et digéré et rejeté par le bout de son tuyau - pour d’autres rampants, dragons déguisés. Il le sait, bien qu’il n’ait aucune pensée, et c’est probablement la raison de son suicide permanent. Vermisseau, nourris-toi, apprends, observe, compare et peut-être trouveras-tu le long chemin qui mène à l’homme, pas celui qui hante tes pensées, celui qui a les pieds enfoncés dans la terre et la tête rayonnante dans le ciel des étoiles. Là, tu pourras connaître la pensée, ce qui pourrait changer la surface de la terre, puisqu'elle t'amènera à Freud, dans son cabinet où t'attend ton miroir.



















