Si je poste autant d’article sur Xenia Fedorova, c’est que son expulsion est une atteinte grave aux fondamentales d’une démocratie que la France ne connait toujours pas. La liberté d’expression est intouchable. Les détracteurs de Fedorova sont des lâches et leurs arguments des pets de souris affolées devant une femme qui leur assène sa vérité. La vérité de ma voisine de palier que je salut chaque matin, avant d’aller prendre mon café chez mon Leclerc, n’est pas la mienne. La mienne n’est pas la sienne et pourtant nous adorons chaque matin refaire le monde sans le défaire. Refaire le monde sans le défaire, c’est la promesse sacrée, jurée crachée, des pitoyables zombies qui prétendent accéder au trône. La place est bonne. Regardez Hollande, un sans couilles qui n’a rien fait et qui a le culot de se représenter. Regardez Macron, un petit prétentieux qui n’a toujours pas atteint le stade anal et qui toise le monde comme s’il était Wotan en personne. Regardez mémé que l’Élysée et les robes Cardin tiennent toujours en vie. Si ma grand-mère Florine voyait l’immonde bordel de notre monde, elle déploierait son grand sourire et serait prise d’un tenace fou-rire qui pourrait bien l’emporter. Comment comprendre l’inconscience des peuples et des Français en particulier ? Nous sommes en plein dans la catastrophe et personne ne songe à penser autrement pour aborder les vertigineux problèmes en passant par les portes secrètes qui ouvrent sur le lien. Le lien entre une mouche et Beethoven, le lien entre l’école et le poids lourd, le lien entre Macron et le pois chiche, le lien entre Godard et les variations de Diabelli, le lien entre la tarte aux cerises et l’inconscient conscient Dougie - Douglas Jones -, le lien entre soi et soi. C’est chez Freud que l’on pratique le lien. Pousser la porte de son cabinet pour y chercher son miroir, pour le trouver, pour s’y regarder, pour s’y reconnaitre et pour le traverser, vaut mieux que tous ces bouts de papier bourrés dans une boite qui décide toujours - toujours - de notre destin, celui que nous ne voulons pas. Voter, c’est désigner son bourreau. C’est irréfutable. Tenez-le-vous pour dit !



















