On me dit qu’il y a eu des incidents à la « marche des fiertés » à Berlin. Ils sont fiers de quoi, ces psychopathes paumés ?
Le problème n’est plus le dieu des chrétiens, ni celui des musulmans, mais celui du dieu du feu qui s’agite et s’énerve en alternance avec le dieu du tonnerre et des éclairs et qui, en ayant soupé du genre humain, veulent mettre fin à la race humaine qui n’aura connu que le déni et le mensonge, et j’approuve avec insistance leurs actes salvateurs. Depuis deux ou trois jours, les écrans sont couverts de cendres puisqu’en permanence et sans nous laisser un seul instant pour souffler, on nous montre la France qui brûle, des flammes ici, des flammes là, des exodes massifs, et six heures de suite, un vieil avion à hélices qui vomit des trainées de fumées multicolores comme le 14 juillet dans le ciel de Paris. Et les témoins exodisés se succèdent plus vite que les missiles ukrainiens et viennent pleurer à la télé pour apitoyer ceux qui ont le culot de ne pas pleurer devant ce spectacle indécent à tous les étages. Devant l’incapacité totale des humains de faire bouger le monde, les éléments naturels prennent le relais et dictent leurs lois, bien supérieures aux nôtres. C’est la fin et il est trop tard pour corriger le tir. Notre civilisation, comme les autres, aura lamentablement échoué, et je suis persuadé que la prochaine sera de la même veine. Depuis le début des temps, ce sont les deux temps du psychisme qui priment sur toutes les vies : le conscient et l’inconscient. Ces éléments sont comme la clarinette ou la flûte à bec : ils doivent être travaillés pour s’harmoniser. Freud a donné la méthode et on l’a jeté au panier. C’est pourquoi le noir du fond de mon puits au fond de mon jardin ne cessera jamais de se remplir. Je l’ai construit pour qu’il soit éternel. Tant que l’homme se croira plus fort et plus intelligent que la racine de ma carotte en pot de terre sur mon balcon, il ne réapparaîtra plus sur terre. Alors réfléchissez braves gens. Le danger ne vient ni du feu, ni de l’eau, mais de vous-mêmes. Et pourtant, régulièrement, je vous donne la solution.



















