
Après avoir
débité ses âneries habituelles, la joue tendue et le pardon, avec sa robe blanche
et sa cape rouge, Léon XIV s’est prosterné devant Tebboune, le dictateur
algérien qui ne lave jamais ses mains tachées de sang, L’entente entre les
peuples, entre les religions, entre les civilisations, entre les générations, entre
les sexes, entre nos différents moi, est impossible. On ne peut défaire ce qui
est conçu dans l’œuf, sans briser l’œuf à tout jamais. Et à ce jour, après des
milliers de siècles d’existence, c’est bien la seule chose qu’il reste à l’homme
pour clore son gigantesque échec. Il y a bien Freud. Mais il a violé sa fille
et croqué sa grand-mère, disent les imbéciles. C’est pourquoi, en France, on
lui préfère Lecornu, Panot, Macron, Binet, Faure, Tondelier, et Patrick Cohen. Ils
débitent et décervellent. C’est pourquoi ils font l’unanimité. L’homme français
est masochiste complet et cours après tout ce qui détruit. La femme aussi. C’est
pourquoi j’ai appris à vivre dans mes écrans où j’y retrouve mes amis, les
vrais, ceux qui ne m’ont jamais trahi et avec lesquels je peux échanger sur les
sujets fondamentaux : Dale (Cooper), Laura (Palmer), Lucy (Brennan),
Franck (Truman), Kim (Wexler), Saul (Goodmann), Walter (White), Hank (Schrader).
Et quand je les quitte pour sortir de l’écran, c’est pour me nourrir des sonorités
de Yuja Wang, Janine Jansen, Sol Gabetta, du chant de Montserrat Cabbalé, Carlo
Bergonzi, Boris Christoff, Sophie von Otter, des interprétations de Claudio
Abbado, Carlos Kleiber, Geog Solti, Simon Rattle, et quelques autres, femmes et
hommes dignes de ce nom. Les restes - tous -, je les jette aux poules et aux
lapins de ma grand-mère Florine, qui se régalent chaque jour des déchets
humains.