lundi 9 mai 2022

vu à travers le tube • des guerres au cabinet de freud…

Je ne me souviens pas si au cours de la guerre de 14-18 - celle où, dans les tranchées de Verdun, mon grand-père s’est pris une balle dans le pied - et celle de 39-44 - celle où mon père à rencontrer les italiens de Mussolini au col du Mont-Cenis et a bu en leur compagnie des flopées de barriques de vin blanc et a beaucoup ri - les radios et les télés nous donnaient chaque minute le détail de la vie des gens, soldats, capitaines, généraux et population civile. En tous les cas, pour l’Ukraine, on sait tout, vérités et mensonges confondus, et on nous rapporte même les mots exacts des planqués horrifiés parce que la guerre massacre, tue et viole depuis que le monde est monde de guerre, depuis ses débuts. Mesdames et messieurs les chefs de guerre, élus ou non élus, si vous ne voulez pas de massacres, de tueries, de viols et tout un tas de choses encore plus odieuses, ne faites pas la guerre, ne vendez pas d’armes et surtout n’en fabriquez pas. Vous êtes choqués alors que vous êtes tous responsables. Alors cessez vos jérémiades de pères et mères la vertu. Jamais le monde n’a changé et ce ne sont pas vos discours et vos promesses qui vont apporter la paix qui n’est qu’une fantasque chimère comme l’est cette Démocratie que vous refusez d’inventer. Cette guerre et les autres ne sont pas plus pitoyables que le sinistre spectacle donné par le Roi de France le 8 mai. La pièce était nulle. Les acteurs - le premier rôle surtout - étaient franchement mauvais et Cetelem aurait pu choisir une autre dinde pour sa publicité. Le monde tourne à l’envers et personne ne veut le concéder. C’est ça le déni. Et c’est bien pour cela que je me répète. La chute des crapauds baveux dans le noir du fond de mon puits au fond de mon jardin se poursuit à grande vitesse puisque personne n’a compris que le seul espoir est de pousser la porte du cabinet de Freud pour y chercher son miroir, le trouver, s’y regarder, s’y reconnaître et le traverser. Rien d’autre. Rien d’autre. Rien d’autre.

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