Pour ce dernier tube avant mon retour de chez Johann Strauss II qui m’a invité à sa réception du 31 et qui aura pour thème la célèbre chauve-souris qui a fait mille fois le tour du monde, je voulais seulement attirer l’attention des ectoplasmes qui occupent la terre, sur les débris de la France défaite qui vient pourtant de perdre son dernier vestige, son pilier le plus solide qui montrait encore son nez sous les grabats et qui, hier, a disparu, s’est dissous parmi les restes figés de ce qui aurait été, Bardot a été emportée par les flammes de la pellicule, laissant l’écran blanc souillé à jamais, abandonnant Hitchcock et Lynch pour les déplacer dans l’univers, au gré des tempêtes solaires et de l’attraction de la lune. J’ignore si elle avait du génie, si elle a joué dans des bons films, si elle a trop aimé l’Amour, je sais seulement qu’elle a été, ce qui est une totale réussite dans ce monde de copier-coller stupides et insignifiants. Je ne sais pas si elle a rendu service au cinéma mais je sais qu’elle a rendu un immense hommage à la femme, à celle qui revendique son vagin et qui croit toujours que le pénis ne se place qu’au bas du ventre de l’homme. Brigitte Bardot n’est plus. Il faudra faire avec, ce qui n’est pas un problème puisqu’aujourd’hui, les riens font tout avec rien, ne font rien, ce qui revient au même. Rien, toujours et encore rien...

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