Le grand cirque des bavards menteurs, ados tourmentés, a ouvert ses portes et le public s’engouffre sous le chapiteau pour se faire façonner. Ils sont des milliers à vouloir le pouvoir, des milliers à vouloir imiter les Borgia et toutes les saloperies qui décident du sort des autres sous prétexte qu’ils ont un mandat pour servir... la France, alors qu’il se serve d’abord, laissant des riens aux imbéciles qui les ont mis en place. Les municipales font surgir les perversités, les dénis les plus grossiers et présage un massacre pour la présidentielle qui va suivre et qui va hisser sur le trône un psychopathe en remplacement du psychopathe d’aujourd’hui. Le vote n’est pas le signe de la démocratie toujours pas inventée, mais une stratégie destructrice pour maitriser les peuples envoutés. Je ne vote plus depuis plus de quarante ans et je suis fier de ne pas participer à l’assassinat de la France qui pourtant ne mérite que ça. Je n’ai jamais demandé à naitre. Je n’ai jamais demandé à être français et je ne le suis pas. Je suis Hervé Auguste Gallien et la charge est suffisamment lourde pour que j’aille encore me mêler de la vie des trucs-machins à deux pattes et au crâne vide. Battez-vous, entre-tuez-vous pour désigner votre héros qui sera très vite votre bourreau. C’est par votre faute que les hordes sauvages vous prennent en otages, que des bouges parisiens vous écrasent de leurs lois et de leurs impôts, que les rues sont sales et remplies de petits enfants avec des gros couteaux, que la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté et que les trains quittent les rails. Moi, tout près d’être centenaire, je me contente d’apprendre. Je monte et descends des gammes sur un instrument rudimentaire qui s’apparente aux chevaux sauvages dans le désert, je relis Wagner et je forme les liens freudiens qui apportent la lumière. Les restes m’indiffèrent.

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