La défaite d’Orban,
c’est le renforcement de l’Europe totalitaire. Une fois encore, ainsi l’aura
voulu le peuple, une fois encore, ainsi le peuple de trompe. Mais ce n’est que
son problème, sans solutions. Moi, je regarde encore ce qu’encore je vois, l’ignominie
de l’homme broyé par les rouages de l’ignorance. En France, il n’y a plus d’école, mais des rings de boxe où l’on se frappe et où l’on se poignarde. On y apprend
plus l’histoire et la géographie, le participa présent et les angles morts des
cercles infinis, ni le dessin et la dissection de la grenouille. On y apprend l’idéologie
qui est la forme de pensée qui invente l’invisibilité. Qui écoute encore le Saint-Saëns
de Janine Jansen ou le Rachmaninov de Yuja Wang, la vision pénétrante qui hisse
vers la connaissance ? L’homme, c’est la connaissance qui est opposée à l’abrutissement
des copier-coller. Hier soir, alors que grondait le tonnerre, je me demandais combien
d’heures, dans l’année, l’homme pouvait bien travailler. Si peu, que je ne suis
pas arrivé à compter. Entre les vendredis après-midi, les samedis, les dimanches,
les lundis de, les ponts multiples, les vacances de Pâques, de Noël, de la
Pentecôte, d’été, les fêtes du travail, les victoires et défaites des guerres
passées, les congés de maladie, les congés exceptionnels, les moments d’école buissonnière,
mon agenda est déjà tout rempli. Et ça se chamaille pour le 1e mai,
la fête du Travail ou des Travailleurs pour certain. Il n’y a plus de travail
et plus de travailleurs. Il y a des intelligences artificielles qui remplacent
celles que l’homme n’a jamais acquises, et des robots qui font tout ce qu’on
leur demande et même ce qu’on ne leur demande pas. L’homme était ignorant et
invisible. Aujourd’hui, il est inutile. Je vous renvoie au trois Nornes, les
filles d’Erda, qui tirent le fil de la vie jusqu’à ce qui se rompt. Écoutez bien
ce qu’elles nous disent. C’est au lever du rideau du crépuscule des dieux et
des hommes que ça se passe. Presque après, le rideau se baisse, pour toujours.
L
L
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