Oui, les incessants babillages de Trump sont insupportables comme le sont les babilloutages de l’enfant psychopathe, de Panot, de Bompart, de Kéké, de la profession politicarde, des journaleux, des chroniqueux, des généraux en retraite, des spécialistes des affections pulmonaires ou intestinales et de ceux du temps instantanés où à venir qui affirment qu’il pleut quand le soleil brille sur les crânes chauves, des envoyés spéciaux sur les champs de guerre ou élyséens, des abrutis qui romancent les vies de Baye ou de Dion ou de Maria Carolina. Je réclame le silence. Je réclame le silence absolu et que l’on conserve les muscles de sa langue pour expliquer le mystère de la relation entre Kundry et Parsifal et le pourquoi de l’impossible lien entre José le crétin naïf et Carmen la perverse prostituée. Et je me demande comment il est possible que Cnews accepte que, chaque jour, Kelly déroule sa page de roman-photo des années 50 et en noir et blanc, dégoulinante de sentiments humides et baveux et crasse et que la statue de pierre du commandeur Praud ne soit pas déboulonné prestement par les esclaves qu’il place autour de sa table, eux à qui il ferme la bouche dès qu’ils tentent d’émettre un son. Tout ça ne tourne pas rond et laisse la machine sous tension et sans rouages, ce qui ne peut que conduire à l’explosion.

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