La France a encore perdu comme elle perd dans tous les domaines. Elle est la dernière en tout. Ce n’est pas que la jeune Monroe n’avait pas de talent, c’est que ce qu’elle a chanté n’était pas au goût du jour avec sa voix parfois opéra, ce genre qui fait trembler le monde des ignorants. Bof ! Tout ce bazar n’est qu’un spectacle de fumigènes, identique à ce que l’on voit dans les tribunes des psychopathes du foot. Seul point à méditer : Israël est arrivée premier, mais a vite été déclassé second pour que la foule en furie ne mette pas le feu à la salle autrichienne. Tout ceci n’a rien de sérieux et n’est qu’une image d’une société en ruine. Et c’est alors que la plus française des cantatrices anglaises, Dame Felicity Lott, venait de mourir. Elle était une grande parmi les plus grandes et jamais je n’oublierai sa « Maréchale » majestueusement humaine, « avec Carlos Kleiber, ou son « Hélène » simple et malicieuse, avec Marc Minkowski. Son décès est connu depuis hier après-midi et je n’ai toujours pas entendu l’annonce de sa disparition dans les radios et les télés. Il est vrai qu’elle n’a jamais fréquenté la médiocrité, qu’elle n’a jamais montré ses attributs et qu’elle n’a jamais fait de courbettes aux pitres cancéreux du journalisme et de la politique. La seule nouvelle du jour est que Dame Felicity Lott s’en est allé. Et c’est la nouvelle la plus importante depuis que Brunehilde a rendu l’or aux filles du Rhin.

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