La journée de la femme a
fatigué le monde. Elle m’a exténué. Sans interruption, 24 heures durant, sur
toutes les radios, sur toutes les télés, sur toutes les pages internet, on a
entendu et vu l’éloge de son sexe, la fascination pour son courage mythique, l’admiration
pour sa lucidité légendaire et la lamentation sur sa situation de victime atrocement
esclavagisée et réduite à l’état de flacon de produit à vaisselle. J’en suis
resté sur le cul. Je ne suis pas responsable de la condition de la femme. Je ne
suis pas responsable de ma propre condition puisque je ne suis que le fruit -
la chair - de la femme coupable qui s’est bien gardée de me demander mon avis
quant à mon désir ou non de voir le jour et de goûter à la vie. Dans ma longue vie, j’ai été marié, j’ai eu des
marmites de maîtresses, et je n’ai trouvé que mesquinerie, jalouserie, perversité,
J’ai surtout rencontré des petites filles non abouties prenant les hommes pour
des abrutis-larbins à leur service. Et je sais que je suis loin d’être le seul
à avoir connu ou à connaître cette déplorable-minable situation intolérable. Le
monde n’est que problème. Et nombre de gros cons.connes croient pouvoir les résoudre
en pétitionnant, en marchant dans la rue, en réveillant la justice, en écrivant
des livres - il n’y a jamais eu autant d’écrivaines de bas-étages - en vociférant
et se plaignant dans les radios et les télés. Elles auront beau remuer le ciel
et la terre qui n’en n’ont rien à faire, tout cela est nul et ne sert
strictement à rien. C’est chaque individu de chaque sexe qui doit comprendre qu’il
doit sortir de sa bulle empoisonnée et conditionnée que lui a léguée la femme -
toujours coupable - qui l’a expulsé de son ventre. Et pour sortir de ce lieu
maudit, il faut pousser la porte de Freud qui aidera à découvrir son miroir, à
le reconnaitre, à le connaître et à le traverser. Sans la psychanalyse à haute
intensité, rien. Rien. Absolument rien.
Janolapin, par un vertige fort dans la tête, dépèce le voile
intime de la dame d'un galopin avec papa
rigolo. Juliette sur papa, jambes croisées à toucher les ombres.
Jour de terreur, jour de l’erreur,
jour de l’inconscience de l’adulte non abouti, en ce jour de la femme. Depuis l’aube
des temps la femme est massacrée, découpée, écrasée, déchiquetée, réduite à
néant. La femme est assassinée par sa propre chair qu’elle expulse violemment
de son ventre sans que l’adulte en devenir qui deviendra très rarement et pour
ainsi dire jamais, ait pu donner son consentement. La femme est coupable d’engendrer
le monstre. Peut-être est-ce de ce côté qu’il faut creuser. Mais, si déjà son
salaire inférieur de 26% à celui de l’homme passait à l’égalité, un grand pas
serait franchi. Et ce dernier point est facile à régler : soit un décret
du Roi de France entrant en vigueur dès demain matin, soit une loi votée par le
parlement, en urgence. Qui va oser, parmi ces élus.es menteurs.euses, pervers.es et ignorants.es,
faire le premier pas ? Quant à la violence, je ne vois que deux solutions :
1. La mise à mort de l’homme. 2. Pousser la porte du cabinet de Freud pour tous
les êtres humains - femmes et hommes, sans exception - afin de les aider à accéder au stade d’adulte et de compréhension.
Ps : pourquoi n’aborde-t-on
jamais le problème de l’homme violenté, de l’homme violé, de l’homme
désincarné par la femme perverse ?
Les solistes de l’'Orchestre
Philharmonique de Radio France interprètent « Introduction et
Allegro » pour flûte, clarinette, harpe et quatuor à cordes de Maurice
Ravel.
Enregistré le 16
février 2018 à l'Auditorium de la Maison de la Radio (Paris).
Le Roi de France va autoriser
l’abattage d’un millier d’arbre pour reconstituer la flèche et le toit de Votre
Dame de Paris. « Le Petit nègre » de Claude Debussy interdit aux États-Unis
et bientôt dans tous les pays. J’étais persuadé - il est vrai que je suis rare
- qu’il ne fallait plus toucher aux forêts pour cesser la contamination de la terre
qui est sous nos pieds et qui nous empêche pour quelques temps encore de tomber
dans le gros trou noir sans fond. Je n’entends pas les écolos qui - il vrai - vocifèrent
et agissent que pour mettre en place des énormités, des incroyables conneries.
J’étais persuadé - il est vrai que je suis rare - que Debussy en écrivant son « petit
nègre » rendait hommage aux rythmes africains. Il parait que c’est faux et
le monstre était super-raciste et voulait décimer la race, ce qui est une
évidence dans la lecture de sa pièce pour piano. J’étais persuadé - il est vrai
que je suis rare - que l’homme.femme avait un tout petit peu d’intelligence. A
l’aube de la mort, j’avoue que je me suis largement trompé. Mea Culpa !
Ps : Ce n’est pas dans les
habitudes de mon tube, mais je propose ce matin - pour ceux qui ne connaissent
pas - une interprétation de l’ « outrage » debussyien…
Les appétits du corps de Juliane saturent le ventre
jouissant de Juliette qui roule comme des
tonsures à mousse expansée. L’imparable poussée du ventre agite
les ventres ronds engrossés de mandarines.
L’opéra de Lyon, probablement
le plus attractif de France, l’opéra qui bouleverse les traditions et qui s’attache
à une qualité artistique probablement unique, voit son budget amputer de 500
000 euros par le maire écolo-farfelu-nocif mis à la tête de la ville par quelques
lyonnais ignorants au cerveau fracturé. Désormais, en France, la culture se
résume à la playlist de France Inter et aux « quif quif bourricot »
copier-coller. Et on s’étonne de la normalisation du farniente, de la
délinquance, du je sais tout dans la pire des ignorances. Le beau, l’intelligent,
le sublime, ont disparu de la vie des nouvelles générations. Tout part en
vrille. Tout se transforme en queue de poisson pendant que nous marchons de
plus en plus vite à reculons. Et comme rien ne peut arrêter les pensées
formatées, les pensées façonnées qui dominent le monde, personne ne voit le mur
sur lequel nous courons tous nous fracasser.
Florine se gave à Prisu du pain en miches et pognes
qui sentent le roussi, les doigts dans la bouche à se manger la main. J'en ai
la preuve dit Sophie au bout du chemin en langue d’abois après un dernier
tour au puits au fond de mon jardin. Marie
égratigne le sergent major qui se cache dans le corbillard
de la justice travestie en effigie. Florine, Sophie, Marie et moi, sommes
pris dans l’étau.
Au café, le
décolleté de Carole gesticule derrière Esther, une allemande qui annote son
piano et pendouille ses baies molles qu’elle éclate dans sa chair qui chauffe
et engourdit Annie. Mourir lui fera du bien déclare l'homme recourbé dans le goulet d’Audrey pieds
nus dans la neige gelée. J’embrase alors Clotilde penchée en avant dans le
rétroviseur de la mariée assise dans sa flaque brisée.