Nanette descend sur les yeux qui se ferment et remuent
un peu d’un frottement qui ne dit rien et retourne sur lui-même. Son corps
déborde du lit, épaule, genou, pieds, hanches, cul, bras, coudes, cuisses, mollets,
poils, rupture en débordement et substance qui se trahit.
Giovanni Martinelli - Vesti la giubba -
Pagliacci (Leoncavallo)
Giovanni Martinelli - Il Trovatore - Ah si ben
mio - Victor 74439 enregistré le 16 avril 1915
Super rare recording of
Giovanni Martinelli singing "Ti ringrazia Sonora; Ch'ella mi creda"
from Puccini's La Fanciulla del West. This recording dates from 1950, when the
great tenor was 65 years old.
The 26 year old
Martinelli sings "Che gelida manina" from Puccini's La Bohème. This
was recorded at the London studios of Edison Records in April of 1912.
Et c’est bien à
cette farce de la vie que l’opéra de Lyon s’est consacré en proposant FALSTAFF,
le chef-d’œuvre et testament de VERDI, dans une interprétation musicale et une
mise en scène d’une vérité criante que Verdi aurait sans doute cautionnées sans
aucune réserve. Sortant d’un monde menotté et tari par la brutalité, le meurtre,
la dictature de la pensée, la disparition de l’adulte, le rejet de la culture,
le mépris de Freud, je suis entré, hier soir, à l’opéra de Lyon, dans le monde
de la vérité, de l’espoir et de la sincérité et de l’émotion. Si le génie de la
partition en revient à l’immense Verdi, la sublime beauté de la représentation,
toute en alternance de rires et de frissons, en revient d’abord à la
pertinence, l’attention, l’intelligence de ce merveilleux jeune chef qu’est
Daniele Rustioni - les musiciens ne s’y trompent pas en refusant de se lever
pour laisser intégralement les applaudissements et hourras à leur chef -, et à
l’inventivité, à l’analyse pertinente et à la superbe structure visuelle
élaborée du magnifique metteur en scène Barrie Kosky. Un spectacle total d’une beauté rare.
Après avoir lu
quelques critiques émanant d’éminences grises noirâtres, dont celle de l’hilarant
psychopathe ForumOpéra qui continue d’exister je me demande comment, j’ai
failli renoncer. J’avais oublié qu’il ne faut JAMAIS tenir compte des mots sans
lien des critiques de tous poils, ces gens-là n’étant que la frustration d’une
vie ratée. J’ai persisté et je ne le regrette pas. La dernière fois que j’ai
ressenti la même émotion, le même bonheur à Lyon, c’était pour le Tristan
dirigé par Kirill Petrenko, nouveau chef de l’Orchestre Philharmonique de
Berlin et l’autre Tristan dans la fabuleuse mise en scène d’Henri Müller à
Bayreuth de 1993 à 1997. Dans ce Falstaff lyonnais, c’était avant tout le récit
de cette farce en continuité, sans relâchement, égal de bout en bout, presque
la farce de la farce. Si Stéphane Degout a été un majestueux Ford, Christopher
Purves a été un magnifique Falstaff en gestes et en voix, Giula Zemenzaro, une
touchante Nanetta et tant pis si Daniela Barcellona a été une Mrs Quickly un
peu trop sage. Le spectacle est resté à la hauteur des grands moments pour
lequel le public - salle comble - a ovationné, applaudi et plébiscité tous les
artistes de longues minutes - une dizaine peut-être - sans pouvoir se résoudre
à quitter la salle. Une fois encore, l’opéra de Lyon a démontré sa puissance
basée sur le choix et la qualité. Moi qui connais la maison depuis plus de
cinquante ans - j’y ai été musicien - je suis fier de lui avoir appartenu et de
pouvoir y aller encore régulièrement.
1789 n’aurait
donc servi à rien ? Faudrait-il, une fois encore, trancher la tête du Roi
pour que plus jamais un seul être puisse se prétendre Roi et empêcher l’invention
de la Démocratie ? Toutes nos libertés acquises au fil des siècles
seraient-elles remises en question ? La cécité et la surdité seraient-elles
devenues les infirmités premières du peuple de France ? Personne ne voit
donc dans quel gouffre nous sommes en train de tomber ? Je dois
probablement me tromper et Verdi avait sûrement raison : « La vie n’est
qu’une farce ! » (Falstaff, tombée du rideau)
mercredi 20 octobre 2021
A son murmure, Jeannette, revenant
sans cesse là où elle n'était jamais allée, s'est trouvée raturée, la langue
aveuglée par le nu du dénudé de la langue par la mer aveuglé.
Ex-Roi Hollande a dit que Roi
Macron 1 - bientôt Macron 2 - était un voyageur sans boussole qui multiplie les
volte-face sur tous les sujets. Il a dit aussi que dans sa famille de gauche
toutes les candidatures étaient lilliputiennes. Roi Hollande voit très juste
pour autrui. Pour lui, il ne semble pas mesurer la dimension de l’inexistence sidérante
de son règne qui s’est terminé dans la vase odorante du noir du fond de mon
puits au fond de mon jardin. Quant à Ex-Roi Sarkozy, devant son refus de
témoigner dans le procès des sondages de l’Élysée, l’exaspération des juges
les a conduits à délivrer un mandat d’amener à l’encontre de Son Ex-Majesté. Waouh !
L’ex-Pouvoir absolu soumis au Pouvoir de la Justice de son pays ! Les Rois
ne seraient donc plus ce qu’ils sont ?
Même si ma voix n’a aucun poids
et que je ne suis qu’un anonyme parmi tant d’autres, j’adresse toutes mes
félicitations au directeur du Théâtre de la Colline qui a refusé de
déprogrammer Bertrand Cantat, condamné en 2003 pour le meurtre de sa compagne,
et Jean-Pierre Baro, visé par une plainte pour viol classée sans suite. Ne pas
obéir aux injonctions des stupides et néfastes #MeToo&Compagnie est aujourd’hui
une marque de courage digne du plus héroïque des héros.
Là, je lâche Josephine. Elle est à l’intérieur des
chairs,attendant le manifeste
de la bête. Une lumière livide, lui, apporte une froideur au semblant éternel.
Prendra-t-elle le dessus, enchaînée au suivant, exode continue, éros
intermittent, trouble toujours différé. Une sirène hurle sans discontinuer.
Que voir à travers le
tube ce matin ? Qui y voir ? Les Miss (France) attaquées par les Miss
(#MeToo ou #KifKif) ? La poursuite sans fin du pass sanitaire ? Les
écolo(tra)giques qui imposent leur dictature nauséabonde ? Le Roi de France
Macron 1, adolescent indécent inabouti, réélu Macron 2, six mois avant le scrutin ?
Salamé, Cohen, Lemoine, Cohn-Bendit, Ruquier, Nagui et les autres crasses de la
société ? Tout le reste ?
Je ne vois que la mort
- hier - d’Edita Gruberová, sans
doute la plus merveilleuse des Reines de la Nuit…
Evelyne ne croit plus aux choux et
roses éjecteurs pulsionnels géniteurs de corps sans ailes où pullulent les
germes fous, écran blanc des salles obscures qui dessinent les ruptures des
miroirs d’antan.
L’ex-Roi
de France Sarko 1, successeur du Roi Charlemagne, des Rois Louis (une flopée), des Empereurs
Napoléon I et III, des Rois De Gaulle et Giscard et Chirac et Mitterrand, cours de
procès en procès et celui qui s’ouvre aujourd’hui va juger ses larbins
innocents. Ils vont être jugés coupable en place du Roi. Bienfait pour eux. Ça
leur apprendre à larbiner.
Le
discours du Roi de France Macron 1 sur le massacre du 17 octobre 1961 a été
fustigé de toutes parts. C’est bien pour ça qu’il va être réélu confortablement.
Aujourd’hui,
le 1e Ministre-Godillot du Roi de France Macron 1, rend visite au
Roi des cathos, François à ne pas confondre avec François 1e Roi de France
qui violait toutes les femmes de la cour et même la douce jeune fille de son
Fou. Les deux hommes ont un rendez-vous secret dans le cabinet secret de l’homme
qui porte des robes.
Aujourd’hui
est comme hier. Demain sera comme aujourd’hui. La Démocratie ne sera pas
inventée. L’homme inabouti aura toujours le même mépris pour Freud et restera
inabouti.