mercredi 18 janvier 2023

vu à travers le tube • naître ou ne pas naître…

Les cathos, les biens comme il faut, les penseurs sans cerveau, les morts qui vivotent, les vivants qui sont morts, les malades de la soumission, les amoureux qui aiment leur prochain, les charlatans de la morale, les moralistes immoraux, et j’en passe, s’inquiètent de la baisse de la natalité qui va priver la France de cotisants pour la retraite des vieux qui seront très bientôt majoritaires. Il faudrait donc, pour les précités, copuler à la chaîne et à foison pour pondre une marmaille qui n’aura rien à manger, rien à boire, rien à faire de la journée, puisque la tendance actuelle est de briser et jeter sans se préoccuper de construire du solide et du beau. Et comment ne pas voir que mettre au monde un enfant est une responsabilité terrifiante, parce qu’après l’éjection hors du ventre, il reste un travail herculéen à faire pour que le nouveau-né franchisse les étapes qui le mènent au stade adulte qui est le but fondamental de tout être humain. Combien comptons-nous d’adultes dans ce monde d’inaboutis à tous les étages ? À peine moins que moins que rien, parce qu’élever un enfant est un travail - une profession - infiniment plus complexe que boulanger, bistrotier, PDG d’Air France, professeur à la Sorbonne, buteur au PSG, journaliste à la télé, ministre de n’importe quoi et Roi du pays le plus grand du monde. Être mère demande un savoir et une psychologie que l’on ne peut acquérir qu’après des années d’études et qu’après des années d’analyse de soi-même. Rappelez-vous le Docteur Dayan face à Claire sa psychanalyste superviseure quand il évoque le souvenir de ses parents. Le malaise est grand parce qu’ils - ses parents - ne savaient pas et que lui - psychanalyste renommé - avait oublié quelques liens parmi les milliers qui conditionnent ce que nous sommes. S’occuper d’un enfant, ce n’est pas : « Fais ceci, fait cela ! Mange ta soupe si tu veux grandir ! Obéis et tais-toi ! Si tu ne travailles pas à l’école, tu seras un bouseux ! ». S’occuper d’un enfant, c’est l’aimer, le protéger et l’aider à monter l’échelle, marche par marche, en regardant le sommet, sans avoir peur du vide qui grandit sous-lui. Être responsable d’un enfant, c’est le mettre en lien avec les autres liens, ce qui n’est possible que si le guide a appris à mettre en lien son conscient à son inconscient.

 

Ceux qui meurent tombent dans la question et laissent les autres sans réponse...   


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