lundi 30 janvier 2023

vu à travers le tube • peut-on réformer ce qui n’est pas formé ?

Semaine consacrée au théâtre de boulevard qui accueillera par intermittence le cinéma de papa qui faisait rire les ménages entre deux scènes crades. À part ma voisine de palier puis Leclerc, je resterai toute la semaine sur mon canapé, mon cul solidement fixé, les yeux plongés dans l’écran de ma télé. Révolution ou capitulation ? Entre le peuple et le Roi, il faut choisir et l’un des deux doit se retirer et disparaître. Semaine décisive où nous verrons si l’homme est toujours celui des cavernes où s’il a su faire un petit pas vers le seul progrès possible : se connaître et se respecter. Ma réponse est toute faite. L’homme restera encaverné. C’est plus confortable et ça fixe les non-idées générées par les non-pensées.

 

Mezzo persiste à programmer « La Bohème » l’opéra joué récemment au Met. C’est affreux. À part le ténor que l’on remarque pour sa nullité, je n’ai même pas remarqué si c’était chanté, le tout croulant sous les froufrous. Que se passe-t-il à l’opéra ? C’est de plus en plus mauvais. Non pas parce qu’il y a souvent des metteurs en scène farfelus, mais parce qu’il n’y a plus d’unité. Chacun joue et chante dans son coin, alors qu’il s’agit d’une aventure collective où la star n’est pas la bienvenue. J’aimerais être directeur d’opéra. Je programmerais tout le répertoire avec une troupe d’artistes inconnus et au salut final, seul le buste du compositeur apparaîtrait sur scène pour être ovationné. Le véritable artiste est celui qui se met au service de créateur.    

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