vendredi 27 février 2026

le puits au fond du jardin • dans le noir du fond de mon puits…


  


 

Mon petit village, aux frontières de l’Atlantide et du désert d’Albuquerque, a déroulé, hier soir, son 251e Festival du cinéma. J’y étais. Tout le village aussi. Le Catalpa d’Or 2026 a été remporté par « Twin Peaks Le Retour » de David Lynch et « Breaking Bad » de Vince Gilligan, exæquo. Le Catalpa du meilleur acteur est allé à Dale Cooper pour son rôle dans « Twim Peaks » (David Lynch) et celui de la meilleure actrice à Kim Wexler pour son rôle dans « Better Call Saul » (Vince Gilligan). Le Catalpa spécial du jury a été attribué à Ingmar Bergman pour « Le Silence ». Le Catalpa d’honneur est revenu à Louis Jouvet pour l’ensemble de sa carrière. Il a été beaucoup applaudi. Belle soirée qui s’est passée sans incidents, ni discours stupides. Vivement le 252e Festival qui aura lieu l’année prochaine, en février 2027.

 

Hier soir, j’étais aussi à Lyon, ville construite sur la jonction de deux fleuves où sont nés les guignols et les bouchons. J’y ai vu et entendu l’ignoble, l’ignoble à l’état pur, la crasse indélébile qui fascine des millions de petits misérables croupions français en pâmoison devant l’horreur, devant les verges et le sang, devant les viols grandiloquents, devant les pires des perversions que le Marquis n’aurait jamais osé aborder. Et ça, va voter pour ça (*). Jamais l’homme n’aurait dû exister. Qui a pu faire une pareille et si scandaleuse erreur ?  

 

(*) Mélenchon

 

J’aime bien Europe 1 même si, assez souvent, ils disent beaucoup de conneries. Ce matin, le journaliste de service nous a informés, avec une voix tremblante et larmoyante, que plus d’un million de Français était accros au cannabis et que c’était probablement parce que son prix avait considérablement baissé. Où est-il allé chercher un pareil argument ? Si de plus en plus de gens prennent des stupéfiants - alcools, drogues en tous genre - c’est qu’ils ont de plus en plus consciences que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que tout au long du chemin peu navigable, on ne rencontre que des perversions agressives qui finissent par avoir notre peau. Et, ils le savent très bien, ce n’est pas parce qu’on glisse un bout de papier cul dans une fente que l’on change les ressentiments, conséquences des faits politiques et familiaux, et ce n’est pas les sanctions qui amèneront les abstinences. Je ne vois qu’une solution, une seule, et je suis le seul à la voir et à la prôner. Freud, rien que Freud. Pousser la porte de son cabinet, y chercher son miroir, le trouver, s’y regarder, s’y reconnaître et le traverser. C’est tout. Et c’est simple aussi. Et puisque le monde ne cesse de regarder de l’autre côté, qu’il crève. Ce n’est pas moi qui vais m’y opposer.   

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