Il sait jouer sombre, lugubre même, l’enfant psychopathe. Il sait grimer sa voix et sa face quand il sent que l’humanité tout entière l’abandonne. On reconnait bien là, le bambin qui a pris des cours de théâtre avec une prof de français qui est devenue sa maman et son épouse, tout en même temps. Et comme il joue en permanence, il n’y a plus que les naïfs qui tentent de lui prêter attention. Et pourtant, attention ! Hier, il a parlé de la multiplication des têtes nucléaires, alors que Jésus ne parlait, lui, que de la multiplication des pains, mais aussi des poissons et aussi des flots de bons vins. L’enfant ne rêve que de guerre et que de rentrer dans la gloire éternelle, comme Napoléon sur son cheval blanc d’Henri IV, quand il est parti à la conquête de Moscou, qu’il n’a pas conquis parce qu’il a dû partir en retraite. Si j’étais le peuple français - je ne suis pas Français ni autre chose, je suis Hervé Auguste Gallien - je ne confierais pas les abondances de têtes nucléaires, de têtes chercheuses, de têtes atomiques, à un cerveau fracassé, pervers, hors-sol et complétement déglingué. La guerre qui vient d’éclater était prévue de longue date et il était impossible de l’éviter parce que les diplomates et les concertateurs ne sont que des farceurs qui veulent nous faire croire qu’il est réaliste de croire que les paroles de Jésus - encore lui ce qui est normal, parce que j’ai lu sa vie, en bande dessinée, dans le journal de Bayard quand j’avais 5 ans et j’ai bien aimé quand il a ressuscité Lazard qui était maigre et pâle comme un clou et comme un mort -, « aimez-vous les uns les autres », sont la solution alors qu’il est impossible d’aimer l’autre tant qu’on ne s’est pas aimé soi-même. L’égoïsme et le rejet de l’autre sont les vertus nécessaires pour la paix des peuples. Chacun chez soi. Vivre entre soi. Vivre avec soi. Mais, mais il y a une autre solution, plus généreuse, plus lumineuse, plus riche, plus excitante, plus tout ce que vous voulez, une solution dont je ne dirai mot parce que vous vous y refusez par principe, par tradition et par lâcheté, votre pensée étant limitée. Ce mot que je n’écrirai pas, c’est Freud. Ça y est. Je vois que vous êtes vexés. Tant pis. C’est votre choix, comme c’est votre choix d’aller, très bientôt, glisser un bout de votre rouleau de papier cul fleuri dans la fente de votre quartier. Une fois encore, vous vous serez déshonorés en donnant un pouvoir à un cerveau lézardé.

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