vendredi 13 mars 2026

vu à travers le tube • pouah !

Changer de maire ne changera en rien votre vie. Dans ma ville qui compte un mouroir tous les 23 mètres carrés - un mouroir est un lieu où l’on emprisonne les personnes âgées, où on leur prend leur retraite et leurs économies, et où on les traite plus mal que les prisonniers des prisons de haute sécurité et plus mal que la marmaille des nurseries -, dans ma ville donc, toutes les trois minutes, jour et nuit,  passent sous mes fenêtres, ambulances, polices, gendarmeries, pompiers, sirènes hurlantes auxquelles s’ajoutent les fluctuances nocturnes et matinales des psychopathes qui sortent des boites de nuit. Les quatre maires qui se sont succédé depuis pas loin de 60 ans m’ont toujours promis, avant que je ne glisse mon bout de papier cul dans la fente, que tout cela allait cesser. Et tout s’est amplifié. Alors je ne vote plus. Je ne vote plus, aussi, parce que le niveau des élus - du conseiller municipal au président de la république démocratique avortée - est tombé si bas que je me suis brisé ma belle colonne vertébrale en voulant en ramasser un qui s’était endormi au milieu du chemin qui mène à la fosse à purin. Je l’ai réparé - ma colonne -. Freud m’a aidé. Et, pour couronner le tout, voilà que je dois assister - à la télé - à la bataille navale engagée par Barberousse et toutes les vertes et bleues, pour déboucher le canal qui mène à l’or noir. Moi, j’ai mon canal et il est plus et il me suffit. En fin de vie à quelques pas de la grande porte, je dois encore assister aux horreurs exaltées par les hommes qui n’ont jamais réussi en tant de millions d’années, à trouver le miroir qui leur aurait renvoyé la laideur purulente de leur immonde visage.  


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