La folie parcourt
le monde et s’incruste dans les failles si nombreuses que la terre n’est plus
qu’un vaste trou noir. Le sol se craquelle et se dérobe, et de l’espace, je ne vois
que des fourmillements de pantins-robots téléguidés par le centre informatique
auto-géré qui a pris place au Walhalla terrassé, en plaçant l’homme reclus dans
la trappe, sous l’escalier. Et je ne cesse de me poser la question sans réponse
qui est de savoir pourquoi l’homme a abandonné ses fonctions vitales que sont
la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Il ne cesse de s’agiter dans
la mécanique de l’agenda imposé, comme le font les morts enfermés dans le noir
de leur cercueil rongé par les petites bêtes qui vivent sous la terre et qui se
délectent des chairs avariées. Les réalités sont des mirages. L’homme n’est qu’une
image à colorier qui se superpose à d’autres images qui brouillent le tableau
et fane l’écran blanc qui ne supporte plus l’image déformée. La graine n’est
plus posée dans le bon sillon et son fœtus malmené ne souhaite que retourner d’où
il vient, à la maison. Et cette douleur due à l’impossible, l’empêche de grandir
et de devenir l’adulte responsable que l’univers attend pour lever le rideau de
son théâtre. Il attendra encore longtemps parce que le maitre marionnettiste se
sert de ses deux mains qui ne sont plus reliées à son corps. Si l’homme réfléchissait le reflet de son miroir, il
se verrait dans son image et pourrait en changer les formes et les couleurs à
volonté pour mieux les intégrer à son image originelle avec laquelle elle ne
doit faire qu’un. Retourner à la maison, c'est revenir aux sources, c’est revenir
à la condition première pour repartir en lien avec sa fondamentale et suivre la
rivière sans jamais aborder le rivage. C’est dans sa barque que l’homme devraient
avoir le désir de ramer jusqu’à la porte de la vie. S’il échoue depuis toujours,
c’est qu’une rive ou l’autre le tente et l’absorbe, et il s’y laisse prendre.
Un pays ne peut être gouverné par un enfant. C’est pourtant ce qui est depuis toujours,
depuis l’avènement d’Adam. Si l’homme accepte, c’est que lui-même est enfant,
un être abandonné à la croisée des chemins.
Moi, je n’y suis pour rien. Je l’ai écrit mille fois. Freud ou rien. C’est
toujours le rien qui est choisi. Assumez !

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