vendredi 10 juillet 2026

vu à travers le tube • quelle erreur !

Ce matin, je reste sans voix devant ma page blanche. Je n’ai aucune envie de la noircir en évoquant encore et encore la vie des animaux qui marchent sur deux pattes et qui, depuis la création du monde, en sont restés au stade fœtusien, incomplètement formés, incomplètement évolués, décérébrés, psychopathisés, bêtes, idiots et gros connards à manger du foin, voués à la destruction annoncée qu’ils se chargent bien d’accélérer. Et comme on vient d’entrer dans le tunnel sans fin des mensonges et des trahisons pour la nomination d’un nouveau dictateur, je vais cesser de m’exprimer devant une telle horreur. La femme coupable qui m’a éjecté violemment sur le sol n’aurait jamais dû commettre une pareille erreur. Ce n’est pas ici que j’aurais voulu vivre, mais dans un autre temps, sur une planète à des années lumières de notre système solaire où jamais je n’aurais pu croiser l’horreur absolue qu’est cette chose sans cerveau qui déambule les bras ballants : l’homme.

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