Mon
petit village, aux frontières de l’Atlantide et du désert d’Albuquerque, a
déroulé, hier soir, son 251e Festival du cinéma. J’y étais. Tout le
village aussi. Le Catalpa d’Or 2026 a été remporté par « Twin Peaks Le
Retour » de David Lynch et « Breaking Bad » de Vince Gilligan, exæquo.
Le Catalpa du meilleur acteur est allé à Dale Cooper pour son rôle dans « Twim
Peaks » (David Lynch) et celui de la meilleure actrice à Kim Wexler pour
son rôle dans « Better Call Saul » (Vince Gilligan). Le Catalpa spécial du jury a été attribué à Ingmar Bergman pour « Le Silence ». Le Catalpa d’honneur est revenu à Louis Jouvet
pour l’ensemble de sa carrière. Il a été beaucoup applaudi. Belle soirée qui s’est
passée sans incidents, ni discours stupides. Vivement le 252e
Festival qui aura lieu l’année prochaine, en février 2027.
Hier
soir, j’étais aussi à Lyon, ville construite sur la jonction de deux fleuves où
sont nés les guignols et les bouchons. J’y ai vu et entendu l’ignoble, l’ignoble
à l’état pur, la crasse indélébile qui fascine des millions de petits
misérables croupions français en pâmoison devant l’horreur, devant les verges
et le sang, devant les viols grandiloquents, devant les pires des perversions
que le Marquis n’aurait jamais osé aborder. Et ça, va voter pour ça (*). Jamais
l’homme n’aurait dû exister. Qui a pu faire une pareille et si scandaleuse
erreur ?
(*)
Mélenchon
J’aime
bien Europe 1 même si, assez souvent, ils disent beaucoup de conneries. Ce
matin, le journaliste de service nous a informés, avec une voix tremblante et
larmoyante, que plus d’un million de Français était accros au cannabis et que c’était
probablement parce que son prix avait considérablement baissé. Où est-il allé
chercher un pareil argument ? Si de plus en plus de gens prennent des
stupéfiants - alcools, drogues en tous genre - c’est qu’ils ont de plus en plus
consciences que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que tout au long
du chemin peu navigable, on ne rencontre que des perversions agressives qui finissent
par avoir notre peau. Et, ils le savent très bien, ce n’est pas parce qu’on
glisse un bout de papier cul dans une fente que l’on change les ressentiments,
conséquences des faits politiques et familiaux, et ce n’est pas les sanctions
qui amèneront les abstinences. Je ne vois qu’une solution, une seule, et je
suis le seul à la voir et à la prôner. Freud, rien que Freud. Pousser la porte
de son cabinet, y chercher son miroir, le trouver, s’y regarder, s’y reconnaître
et le traverser. C’est tout. Et c’est simple aussi. Et puisque le monde ne
cesse de regarder de l’autre côté, qu’il crève. Ce n’est pas moi qui vais m’y
opposer.