vendredi 24 juillet 2026

le puits au fond du jardin • l’eau et le feu…


   

 

Les prédilections des sages de la pré-antiquité se réalisent. L’eau et le feu, tour à tour, prennent possession du globe terrestre et ravagent tout ce qui est mortel. Le temps du feu est arrivé. La France et l’Espagne se couvrent de cendres et entraînent avec elles les restes du monde qui commencent à trembler. Juste châtiment. Bien avant les sages, Wagner en avait eu le pressentiment. La mort du héros qui avait terrassé le dragon a détraqué la machine. Les rouages se sont emballés. Le Walhalla s’est consumé. Les eaux du Rhin ont débordé. Mais, avant de s’immoler dans les flammes où se décomposait le corps de Siegfried, Brunhilde eut la sagesse de rendre l’or aux filles du Rhin, calmant ainsi le jeu de cette fin tragique. Les hommes et les dieux ont disparu pour laisser place à un monde nouveau sorti des flots du fleuve. Je ne souhaite pas bonne chance aux nouveaux venus, parce qu’ils vont se multiplier avec les mêmes anomalies et, comme l’a répété sans cesse le Géant à Cooper : « Ça se reproduit ! Ça se reproduit ! », le monde futur va répéter le monde ancien, sans savoir que les mondes succèdent aux mondes dans leur immuable schéma destructeur, ignorant leur propre voix intérieure. Ils regarderont et ne verront pas. Ils écouteront et n’entendront pas. Penser autrement ne s’est jamais fait sans suivre le chemin de Freud. Pourquoi la marche vers la vérité est-elle aussi terrifiante ?   

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