C’est reparti. Les sbires de l’enfant psychopathe et de mémé inondent ma boite à lettres, mon poste de radio et l’écran de ma télé, de messages violents pour m’obliger à me faire vacciner contre les virus d’hiver qui entraînent les corps dans les cimetières. À 82 ans passés, j’ai eu le temps d’acquérir le savoir, d’être analysé et d’agir en fonction de mes propres opinions et convictions. Et, ce n’est pas une publicité, un misérable élu ou un médecin qui fixe ses heures de consultations en fonction de ses loisirs et qui ne se déplace pas la nuit - ni le jour - pour ses patients, qui vont troubler mon esprit. Comme les années précédentes, j’ai interdit à mon corps le moindre vaccin, et si j’en meurs, cela ne regarde que moi. Je crois que le peuple n’a pas bien compris la perversité de cette manie de vacciner les vieux. On fait semblant de s’en préoccuper et on les colle dans un mouroir appelé EHPAD, plus noir et plus sale qu’une prison, où il faut demander la permission pour faire pipi. La société ne veut plus de cette sale race qui vit à son crochet et trouve tous les moyens pour les exterminer : suppression des retraites, autorisation de donner la mort, sévices réguliers et humiliations permanentes. Les vieux, quelle que soit leur position sociale, sont ceux qui ont vu - de leurs propres yeux - les horreurs de la vie et qui pourraient en un seul regard exterminer ces jeunes cons connards qui brûlent leurs écoles et se prennent pour des grands alors qu’ils doivent changer leurs couches à chaque instant. Le monde est double avec ses deux images. Le but de la vie est d’identifier l’authentique pour rendre l’autre sage et inoffensive. Qui a rencontré Freud pour cela ? Moi, c’est sûr. Je sais qu’il y en a aussi trois ou quatre. Et, tous les restes prétendent savoir, alors qu’ils ne font qu’accélérer la chute du monde dans le noir du fond de mon puits au fond de mon jardin.

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