« Les réseaux sociaux abîment la démocratie », ont dit l’enfant psychopathe et mémé, sans même tenter de comprendre que ce sont eux deux qui la dépecent et l'étranglent chaque jour depuis presque dix ans avec la participation de Mélenchon, leur complice de toujours. Depuis 1958, le jour de l’arrivée du général, je n’ai pas vu une once de démocratie dans ce pays ni, d’ailleurs, ailleurs. Le démocratie - le peuple dirigé par le peuple - est une pure invention de l’esprit que jamais personne n’a pu incruster dans le paysage politique. Une bonne armée massacre tout sur son passage parce qu’elle répète inlassablement les ordres de son général. Un bon orchestre joue bien Schumann ou Mahler parce que son chef est capable de lui donner une impulsion. Un navire peut traverser le Pacifique parce qu’il a un équipage qui suit à la lettre les ordres de son capitaine. Dans ces trois exemples, je n’ai jamais entendu dire que les militaires, les musiciens et les marins, se réunissaient et votaient en assemblée générale pour décider des ordres de leur supérieur. Chez nous, les lycéens, une marmaille de 14 à 16 ans - plus pour les fainéants retardataires - décident tout, eux-mêmes, et exigent obéissance de leurs maîtres. L’enfant et mémé les ont même reçus, hier, à l’Élysée pour les élever au grade de décideurs universels, alors qu'ils ne savent toujours pas que 3 - 1 font 2, que Corneille a écrit « Le Cid », que Goya a peint « Le Marchand de vaisselle », que Mozart a écrit un concerto pour basson, que Simon Rattle est un immense chef d’orchestre, que Freud est le seul penseur a avoir disséqué le psychisme éternellemnt fracassé de l’homme, que la pintade est un oiseau de la famille des Numididae, qu’un adjectif possessif n’est pas un adjectif interrogatif. Et, quand cette marmaille aura grandi en taille, voilà qu’elle prétendra gouverner la France. J’espère que, bien avant, les robots en tous genres auront pris tous les pouvoirs et que l’homme ne sera plus que gallinacé dans un poulailler.

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