dimanche 18 octobre 2026

vu à travers le tube • désolation…


Je n'avais pas compris que tous ces oisifs qui ont parcouru les rues des villes toute la journée de ce dimanche et même très tard dans la nuit, manifestaient leur colère contre la vie chère. Résultat : la vie a doublé son prix, parce que le prix de la connerie des précités, c’est qu’il va falloir réparer, reconstruire et voir une foule de psys, ce qui a un coût certain, un coût qui a un certain prix, loin d’être à la portée de toutes les bourses. Et, c'est encore vous et moi qui allons payer, vous qui regardiez, bien sagement Druker qui recevait Gainsbourg et moi qui écoutais « Wozzeck » dirigé par le grand Mitropoulos. Le coupable - et c’est indéniable - c’est l’enfant flanqué de mémé, qui ont passé leur journée dans le bunker de l’Élysée, sous la protection du 4ᵉ régiment des chasseurs alpins qui surveillaient tous les trous de serrures et toutes les fissures pour que personne ne vienne égratigner leurs augustes personnes. La lâcheté du marmot est sans précédent. Les ordres, c’est lui qui les donne. Et, le premier à proposer, quand la folie s’empare des foules, c’est de tirer à vue et à balles réelles sur tout individu masqué et habillé de noir qui apparaît dans la rue, sans attendre qu’il bouge son petit doigt de pied. Ce serait déjà le premier acte républicain et éventuellement démocratique pour ceux qui sont encore persuadés que la démocratie existe. Je suis sûre que cela calmerait beaucoup de nervosités et que ceux qui sont demandeurs pourraient marcher tranquillement dans les rues en regardant les boutiques et en se reposant aux terrasses des cafés.  Et, maintenant ? Que va-t-il se passer ? Le pire est à venir, sauf si la police cesse d’être statique et sauf si le président, les ministres et les députés démissionnent en chœur, chœur semblable à celui qui pleure la renonciation de Lohengrin face à la trahison d’Elsa.    


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