On me dit que, dans le cadre
des saints de l’Église catholique, nous fêtons aujourd’hui sainte Salomé, ce
qui me laisse perplexe quand on connait sa courte vie très agitée, très bien
retracée par Oscar Wilde et mise en musique par Ricard Strauss. À, à peine 16
ans, elle a obtenu de son beau-père, Hérode, tétrarque de Judée, de trancher le
cou du prophète Jean-Baptiste, et de lui offrir sa tête, pour lui faire l’amour.
J’ai eu la chance d’assister à la scène et je peux dire que Richard Strauss est
époustouflant. Mais l’Église ? Ses principes ? Sa morale à deux
balles ? Pourquoi ? Salomé ne serait donc pas Salomé ? Elle n’aurait
pas pénétré Jean-Baptiste ? C’est une erreur, probablement. Le o
aurait-t-il été remplacé par le a, Salamé désirant tant voir son nom gravé sur
la page cartonnée du calendrier de la Poste ? Elise Lucet enquête. Bientôt,
nous connaîtrons la vérité.
À part ça, rien, parce que
les aberrations et démences des grenouillards sans couilles ni têtes,
submergent ma pensée. Je vous quitte et cours chez mon Leclerc prendre mon
café, non sans avoir salué ma voisine de palier qui vient d’acheter un arc et
une flèche. On ne prend jamais assez de précautions.
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