Hier, le boulanger de Cogolin s’est levé à deux heures du matin comme il le fait chaque matin depuis 1946. Il s’est mis au travail avec ses sept mitrons. A sept heures tapantes, sa femme, Aurélie, a levé le rideau de fer. La queue s’étendait déjà jusqu’au boucher. À sept heures quarante-huit, les Dupond et Dupont sont entrés dans la boutique et ont signifié à Aurélie que l’État macroniste les condamnait à une amende de 5250 euros (750 euros pour chacun des sept mitrons pris sur le fait : travailler). Le boulanger injustement pénalisé est allé le dire aux radios et aux télés. Et, pour lui, çela a payé. Le Premier ministre macroniste en personne lui a téléphoné à dix heures quarante-deux pour l’informer qu’il considérait qu’il a vait été victime d’une injustice et qu’il n’aurait rien a payé, lui-même se chargeant de régler la note dressée par Dupont et Dupond. Conclusion : ben… à vous de me dire dans quel état est l’État, lui qui contrevient aux règles qu’il impose. Et quand on sait que tout est ainsi dans ce pays, je ne vois pas qui peut dire que l’horizon s’éclaircit.


















